Les z’infos

  230pxapartheidsignenglishafrikaans.jpgPanneau d’apartheidVoici un peu de culture pour en savoir plus sur ce pays. Merci au site http://fr.wikipedia.org sur lequel j’ai puisé les z’infos !

  • Z’infos générales :

Capitale : Pretoria (administrative) ; Forme de l’Etat : République ; Président : Jacob Zuma ; Population : 47,432 millions d’habitants . 0-14 ans : 32,01%; 15-64 ans : 63,11%; + 65 ans : 4,88%
Super ficie : 1 219 912 km²
Densité : 38 hab./km²
Frontières terrestres : 4 750  km (Botswana 1 840 km; Lesotho 909 km; Namibie 855 km; Mozambique 491 km; Swaziland 430 km; Zimbabwe  225 km)
Littoral : 2 798 km
Extrémités d’altitude : 0 m > 3 408 m
Espérance de vie des hommes : 50 ans (estimée grâce à l’Epimodel en 2001)
Espérance de vie des femmes : 49 ans (estimée grâce à l’Epimodel en 2001)
Taux de natalité : 21,12 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité : 16,77 ‰ (en 2001) et 11 ‰ en 2002

Taux de mortalité infantile : 60,33 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité : 2,4 enfants/femme (en 2001)
Taux de migration : – 1.73 ‰ (en 2001)
Indépendance : 31 mai 1910 (ancienne colonie britannique)
Routes : 358 596 km (dont 59 753 km goudronnés) (en 1996)
Nombre d’aéroports : 741 (dont 142 avec des pistes goudronnées) (en 2000)

  • Culture :

Onze langues officielles (anglais, afrikaans, zoulou, xhosa, zwazi, ndebele, sesotho, setswana, xitsonga, tshivenda, ndebele) sont reconnues par
la Constitution en Afrique du Sud
. Selon l’article 6 de sa constitution, l’État et les provinces doivent faire la promotion de langues parlées par les communautés vivant en Afrique du Sud : allemand, grec, gujarâtî, hindi, portugais, tamoul, télougou, ourdou, arabe, hébreu, sanskrit. Le zoulou est la langue la plus pratiquée dans les foyers sud-africains (environ ¼ des habitants). L’anglais reste la langue des affaires et de la communication. ¾ des Sud-Africains se déclarent chrétiens, 18 % sans religion.

  • Démographie :
  • La population sud-africaine est inégalement répartie : la plupart des habitants réside à l’est du pays. Le KwaZulu-Natal est la région la plus peuplée et les densités sont très importantes dans le Gauteng. L’aridité explique en partie les faibles densités du nord-ouest.

    Le pays est confronté à l’augmentation de la séropositivité au VIH : à partir des tests anténataux, il a été déduit que 19% des 15-49 ans sont séropositifs. La prévalence globale de cette séropositivité est estimée à 11% . Cependant les estimations de population pour 2007 se fondant sur cette prévalence (44 millions) ne concordent pas avec les tout derniers recensements organisés par les services gouvernementaux sud-africains (48,5 Millions).

    Le recensement (2001) permet d’établir la répartition ethnique du pays: 79 % des Sud-Africains sont noirs, 9,6 % blancs, 8,9 % coloureds(métis), 2,5 % asiatiques. Les Indiens se concentrent essentiellement dans le KwaZulu-Natal.

    Au sortir de l’apartheid, les Sud-Africains blancs représentaient 16% de la population totale, cependant 1/3 de cette population a depuis lors choisi l’exode.

    Parmi la population blanche du pays, la plus ancienne, les Afrikaners (ou Boers), les descendants des colons néerlandais, représentent une proportion de 60% des Blancs, les autres étant surtout d’origine britannique, mais aussi portugaise et allemande.Il y’a également une partie non négligeable de descendants de Huguenots français qui s’installèrent ici durant les guerres de religion en France (ces derniers font cependant partie de la communauté Afrikaner, on estime d’ailleurs que 25% des noms de familles Afrikaners sont d’origine française).

    • Pauvreté, chômage et mouvements migratoires :

    Évolution de la démographie entre 1961 et 2004 (chiffre de l’FAO, 2006). Population en milliers d’habitants.

    Selon l’indicateur du développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’Afrique du Sud a reculé de 35 places dans leur classement entre 1990 et 2005, constatant l’appauvrissement général de la population. Le nombre de personnes vivant en dessous du seuil d’extrême pauvreté a doublé en dix ans, passant de 1,9 à 4,2 millions, soit aujourd’hui 8,8 % de la population. Plus de 43 % de la population vit avec moins de 3 000 rands (260 euros) par an. Le chômage a un taux officiel de 27,5 %, mais les syndicats l’estiment proche de 40 %..

    En 2006, le pays détient la 121e place au classement mondial. Cette régression serait principalement due à la mise en place récente d’études fiables et plus représentatives (comprenant les données relatives aux anciens bantoustans), mais serait surtout due aux ravages causés par la pandémie du SIDA. Une partie de la minorité blanche rendue mal à l’aise notamment par la hausse de la criminalité (541 fermiers blancs ont été massacrés entre 1998 et 2001), par la discrimination positive, par la pandémie du Sida, et par les évènements survenus au Zimbabwe à l’encontre des fermiers blancs, émigre massivement en Australie ou en Nouvelle-Zélande. Ainsi, près d’un million de sud-africains blancs auraient quitté le pays depuis 1994.

    De nombreux Africains immigrent en Afrique du Sud pour gagner plus d’argent que dans leurs pays d’origine, mais le sida et la criminalité en font partir certains au bout de quelques années.

    En mai 2008, Johannesburg et d’autres villes du pays connaissent de violentes émeutes anti immigrés qui font environ 50 morts, 25 000 sans-abris et provoquent l’exode de plusieurs milliers d’immigrés clandestins.

    • Criminalité

    D’après le journal Le Monde du 28 décembre 2004, le pays bat des records en matière de criminalité : on y compte environ 20 000 meurtres par an, 30 000 tentatives de meurtre, plus de 50 000 viols et environ 300 000 cambriolages. Les publications officielles des statistiques de la criminalité de 2004 puis celles de 2005 montrent cependant que la tendance est en baisse assez sensible, surtout en ce qui concerne les meurtres et cambriolages. Ceux de 2006 montrent à nouveau des signes encourageants de baisse, mais moins marquée que les deux années précédentes. Les chiffres de 2007 indiquent une légère hausse.

    En 2005, l’Afrique du Sud a compté quelques 19 000 personnes assassinées, 55 000 personnes violées et 120 000 hold-up selon les chiffres cités par le Sunday Times. André Brink, le romancier sud-africain, a dénoncé cette criminalité et l’inaction du gouvernement en la matière dans deux articles du journal Le Monde en septembre 2006, y voyant un risque pour la stabilité politique du pays. Il y a dénoncé également la corruption, l’arrogance de certains ministres et les ravages du Sida, et appelé à la démission pour incompétence des ministres de la santé et de la sécurité. En juillet 2008, après l’assassinat de son neveu à son domicile de Pretoria, André Brink (écrvain, auteur, entre autres, de « une saison blanche et sèche »), pessimiste pour l’avenir du pays, dénonce encore une fois l’incompétence des forces de police, mais aussi plus globalement dénonce « l’incompétence, l’irresponsabilité, la corruption » des dirigeants du pays et la « démogagie » des principaux chefs de l’ANC.

    • Difficultés structurelles de l’économie sud-africaine

    Depuis le début de l’année 2008, la croissance sud-africaine est minée par des coupures d’électricité qui paralysent les grandes villes, provoquent des embouteillages monstres sur les grandes artères et menacent l’économie du pays et de la région, en provoquant notamment la fermeture provisoire des principales mines d’or, de platine et de diamant. Suite à cette crise qui remet en cause l’activité salariée de 450 000 personnes, le gouvernement fait son mea culpa pour n’avoir pas modernisé ou construit de centrales électriques depuis la fin de l’apartheid. Cette crise menace la valeur du Rand en chute libre ainsi que la capacité de l’Afrique du Sud à organiser
    la Coupe du monde de football en 2010 .

    Pour pallier cette pénurie et l’entrée en service d’ici 2012 de nouvelles centrales, le gouvernement prévoit d’imposer des quotas de consommation aux ménages et entreprises ainsi que l’installation d’un million de panneaux solaires en trois ans.

    Néanmoins, à la fin du mandat du président Thabo Mbeki, de nombreuses faiblesses ou erreurs de sa gestion sont mises en exergue par la presse, notamment la dégradation de l’état des routes (qui demeure le meilleur réseau routier d’Afrique, devant celui de l’Algérie), les carences du système de santé publique, la dégradation des hôpitaux publics et des écoles publiques. La corruption et l’inefficacité de l’administration, par manque de personnel, de motivation et de moyens complètent le tableau des difficultés structurelles auxquelles fait face l’Afrique du Sud .

    • La discrimination positive

    Depuis 1994, les autorités sud-africaines ont mis en œuvre une politique d’affirmative action (discrimination positive) visant à promouvoir une meilleure représentation de la majorité noire dans les différents secteurs du pays (administration, services publics et parapublics, sociétés nationalisées et privées). Ainsi, dans de nombreux secteurs, des blancs ont été invités à faire valoir leurs droits à la retraite ou à accepter des licenciements, moyennant une indemnité de départ. Un des résultats fut l’appauvrissement d’une partie de cette minorité blanche (10% de ses membres vivent aujourd’hui avec 1 000 euros par an).

    Mais cette politique d’affirmative action est critiquée d’autant plus qu’elle aurait surtout bénéficié aux proches de l’ANC et favorisé la constitution d’une classe moyenne noire qui s’est empressée d’investir certains quartiers chics réservés autrefois aux seuls blancs au lieu d’aider au développement des anciens townships. Ce programmes a cependant contribué au développement d’une classe moyenne noire. Les « black diamonds« , qui gagnent plus de 6 000 rands par mois (520 euros), représentent environ 10 % de la population noire mais ceux-ci sont en général très endettés et souffrent de l’augmentation régulière des taux d’intérêt. Il est également reproché à cette politique de discrimination positive de ne favoriser qu’une toute petite partie de la population des noirs, ceux qui sont diplômés, vivant dans des centres urbains.

    Par ailleurs, une étude rendue publique en 2006, et portant sur la période 1995-2005, montre que les blancs qualifiés émigrent en masse: en dix ans, 16,1% des Sud-africains blancs auraient quitté le pays. Suite aux critiques des partis d’opposition, le gouvernement sud-africain redéfinit sa politique de discrimination positive en cherchant à favoriser le retour au pays de ces trop nombreux et trop qualifiés expatriés. C’est la vice-présidente Phumzile Mlambo-Ngcuka qui est chargée de mettre cette réforme en œuvre en promouvant des salaires incitatifs à ceux qui reviendraient au pays.

    En juillet 2008, l’écrivain sud-africain André Brink s’en prend à la mise en oeuvre de la politique de discrimination positive constatant que l’application de celle-ci a « atteint des extrêmes ridicules qui ont conduit à l’exil bon nombre des personnes les plus qualifiées et les plus habiles du pays, tandis que le gouvernement et ses officines remplacent avec constance la compétence réelle par la médiocrité et l’infériorité ».

    En août 2008, des membres de la nouvelle direction de l’ANC, mise en place par Jacob Zuma, reconnaissaient, auprès des entrepreneurs et des représentants de la minorité blanche, les errements pratiqués dans le domaine de la discrimination positive et promettaient d’infléchir la politique du prochain gouvernement qui succéderait à celui de Thabo Mbeki. Ainsi, Mathews Phosa, trésorier général de l’ANC, reconnaissait le « déficit de compétences dans des secteurs comme la gestion financière, les technologies de l’information, la gestion du système judiciaire et des questions sécuritaires » causé par la pratique de la discrimination positive. Il indiquait par ailleurs que le « personnel Blanc qualifié serait bien accueilli par la prochaine administration » en 2009[accueilli par la prochaine administration » en 2009.



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